mardi 12 mai 2009

Le Grand Pari du Logement, et de la Solidarité : Paris Métropole


Le Grand Pari du Logement, et de la Solidarité :

Dans le territoire de la banlieue, les plus grandes inégalités règnent. Des morceaux entiers du territoire ne sont plus habités que par ceux qui, en queue de chaine résidentielle, n'ont plus le choix et sont quasiment relégués, assignés à résidence,ghettos de riches et ghetto de pauvres coexistent dans l'espace métropolitain. Une ambition raisonnable, mais immense en tant que chantier, consiste à multiplier les efforts urbains pour rendre attractifs ces quartiers à l'abandon, et ainsi espérer que le nouveau cadre de vie rénové, remodelé, soit de nouveau le choix des classes moyennes. Cela veut dire la multiplication des transformations sérieuses lourdes, urbaines de ces quartiers, car la simple réhabilitation ne résout rien. Si, à termes, ces travaux peuvent modifier la composition sociale de ces quartiers et faire espérer une réelle mixité sociale, cela ne suffira pas.

En 2000 déjà, ce projet était à l'étude. J'ai participé à de multiples réflexions avec des personnalités attachés aux problématiques de la Banlieue et Paris Métropole afin d'envisager un avenir plus radieux. Mais "il faut laisser le temps au temps".


Le Val d'Oise est le département "grand oublié" de ce projet du Grand Paris alors que les populations qui y vivent ont besoin d'un désenclavement des plus drastique. Il est encore temps de réduire cette inégalité de fonction pour que ce projet n'oublie personne.

mercredi 3 décembre 2008

APRES LE VOTE DES SOCIALISTES.

Le temps du congrès est terminé, place maintenant aux orientations avec une Direction du Parti Socialiste qui a du mal se mettre en place tant la crise du leadership est forte. Je dirais que de ma place, je peux le comprendre, mais pour des millions de Français le spectacle a été affligeant. il faudra du temps pour retrouver la confiance de l'opinion.

Dans une société, où la guerre de tous est devenue la règle, où chacun n'est plus qu'un corps ou un produit plus ou plus performant, il y a à produire un immense projet qui réponde à l'idéal socialiste pour restaurer de la civilité, du lien, du lieu de parole, de partage (rééquilibrage du capital/travail). Dans une situation où des millions de Français souffrent des conséquences de la politique de la droite, il est temps de créer un parti socialiste fort et homogène, un parti qui ne nie pas l'autre, un parti représentatif de sa population, parti de masse qui tend la main. Le modèle du socialisme réel a proposé le pouvoir de la bureaucratie comme alternative et le système risque d'imploser. La rénovation de la sociale démocratie est plus que nécessaire. Il faudra que la parti socialiste tranche sur les questions essentielles lors de conventions thématiques et que des lignes politiques partagées soient portées par tous les socialistes.

La crise mondiale se dessine devant nos yeux, consciemment ou inconsciemment les libéraux du marché mondial adorent cette situation ou l'existence d'une masse d'exclus travaille la tête des inclus pour les soumettre à l'idéologie de la performance. On est assez loin de la thèse traditionnelle du volant de chômage comme armée industrielle de réserve. Ce chômage n'a pas pour fonction de garder une armée en attente pour peser sur les salaires des actifs. Le chômage moderne a pour fonction idéologique de soumettre le mental des actifs, de créer l'insécurité chez tous les parents, de fragiliser le corps social et faire de chacun un ennemi pour l'autre.

La question centrale qui se pose à nous est d'ordre philosophique :

Que faisons-nous des libertés que le développement des forces productrices autorise sans le moindre doute ?

La droite nous soumet à l'état de nature, tout cela disent-ils n'est rien d'autre que l'ordre auquel il faut se soumettre. La question centrale n'est plus économique, le Monde produit plus qu'il n'en faut pour tous les habitants de la planète. La question de la redistribution est cruciale.

Il y aura des rendez-vous, nous devons faire front tous ensemble devant les Français et face à la droite.

Farid SAIDANI

samedi 15 novembre 2008

L 'ENGAGEMENT POLITIQUE DES PERSONNES ISSUES DE L’IMMIGRATION


La nomination en janvier 2004 du Préfet originaire du Maghreb, Mr A. Dermouche, a suscité une vive polémique. Nombreux sont ceux qui soupçonnaient le gouvernement Raffarin de promouvoir non pas des compétences politiques mais une identité ethnique. Ce débat, dont Aissa Dermouche n’est qu’un cas symptomatique, illustre la tension issue de deux injonctions simultanés et parfois contradictoires de la société française : la nécessaire représentation des personnes issues de l’immigration dans le champs politique, et l’expression du « mérite » dans les sociétés démocratiques modernes qui se proposent de juger les individus non pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils font.

Accusé à certains égards de mettre à mal les principes républicains et de stigmatiser par la même occasion une population en la désignant uniquement par ses origines, la discrimination positive est au cœur de cette tension. Ainsi, il est d’usage en France de dénoncer la pratique des quotas, en montrant du doigt les prétendues déficiences du modèle Anglo-saxon qui apparaît alors comme un véritable « repoussoir ». Aujourd’hui aux Etats-Unis, Barack Obama a une grande chance de devenir Président de la première puissance mondiale. En France, il n’en demeure pas moins que l’absence de représentativité politique des personnes issues de l’immigration est une lacune importante du modèle républicain, alors même que la participation citoyenne et politique est au centre de la lutte symbolique contre le communautarisme. La première difficulté est donc celle de l’accession de cette population à des postes à véritables responsabilités politiques.

Ce sentiment de décalage par rapport aux organisations politiques relève moins d’une incapacité des acteurs à comprendre et analyser les mécanismes à l’œuvre dans cet univers, que d’une difficulté à adopter les conduites appropriées. Ainsi aux « grands discours » et aux successions, l’on préfère « le face à face » et le « parler franc ».

Pour gérer ce malaise propre aux déclassés vers le haut, certains d’entre eux auront alors tendance à se rapprocher des quelques personnes qui leur ressemblent, afin de réduire le sentiment de distance et d’isolement qui est le leur. D’autres vont choisir de « faire de la politique autrement ». Evitant les couloirs du monde politique ils cherchent alors à concilier leur engagement avec leur origine sociale et ethnique. Cette orientation s’exprime bien souvent par la volonté affichée d’être « sur le terrain » loin des « débats de politiciens ».

L’exemplarité aux yeux du monde politique : Qu’elle soit imposée par le regard d’autrui ou revendiquée par les acteurs eux-mêmes, la différence ethnique est avant tout une caractéristique collective. Ainsi lutter contre l’image avilissante que l’on prête parfois à la population issue de l’immigration ne doit pas être interprété uniquement comme l’expression d’un « reflexe communautaire ». Cette démarche sert avant tout les intérêts des acteurs puisque exister par sa différence nécessite que celle-ci soit perçue comme positive. Dès lors, grâce à leur statut de « politiciens respectables » les acteurs ont le sentiment d’incarner une figure « positive » des personnes issues de l’immigration. Ils se présentent alors comme un « modèle d’intégration », le parfait contre le point de « l’immigré délinquant ». D’une certaine manière, la réussite des personnes issues de l’immigration se veut un exemple ou un « contre exemple » mettant à mal les représentations collectives.

Ainsi, d’un point de vue macro-social, il s’agit de résoudre le dilemme suivant : comment favoriser l’entrée des populations issues de l’immigration dans le monde politique sans pour autant déroger à la règle du mérite et à la défense de l’intérêt général. Dès lors, pour justifier la relative fermeture de la sphère politique, on évoque bien souvent l'incapacité des personnes issues de l’immigration à sortir de leurs problématiques identitaires et par voie de conséquence leur inaptitude à se porter garantes de l’intérêt général. D’une certaine manière, c’est à un déni de légitimité auxquelles se heurtent les populations immigrées.

On peut alors se demander de quelle manière les personnes issues de l’immigration engagées en politique perçoivent et interprètent cette situation. La signification qu’elles donnent à leur engagement est-elle nécessairement contradictoire avec les principes du modèle républicain ? Ces acteurs ethniques n’ont-ils pas eux aussi à gérer des tiraillements forts, partagés entre le désir de faire valoir leur spécificités dans le champs politique et celui d’être considérés comme des individus « identiques aux autres » ne devant leur place qu’à leur mérite ?

Farid SAIDANI et Béatrice HAGUNMULER
11 août 2008

Le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires


Le Conseil Economique et Social par la voix de son rapporteur M. Fodé SYLLA a voté (unanimité moins une abstention) le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires.

Je suis fier d'avoir contribué à l'élaboration de ce rapport car les propositions sont pleines de bon sens pour sortir les jeunes de la problématique du chômage. Nous avons rencontré beaucoup d'acteurs de terrain impliqués dans la vie des quartiers populaires. Les propositions viennent du terrain, le Gouvernement et ses Ministres devront maintenant s'y pencher....


Farid SAIDANI


http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm

Rencontre avec les Membres du Conseil Economique et Social

La rencontre avec les membres du Conseil Economique et Social sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires aura lieu le mardi 6 mai 2008 et sera organisée par la Ville de Villiers-le-bel.

L'emploi des jeunes : "il faut s'y mettre"

Je tiens à vous informer que je suis en contact avec le Conseil Economique et Social National pour travailler sur l'emploi des jeunes dans les Quartiers. En effet, Fodé Sylla (Membre du Conseil Economique et Social) vient d'obtenir une saisine de ce dernier pour travailler sur un rapport concernant la question de l'emploi des jeunes. Je serai associé à ce travail.

Les membres de la Commission composée de syndicalistes, de membres du patronat, de grandes entreprises, de partis politiques, d'experts, de responsables associatifs..... pourraient venir à Villiers-le-Bel dans les trois mois (cela reste à confirmer) pour une journée de travail avec les Elus et les techniciens chargés du dossier de l'emploi. Cette journée permettra d'analyser les freins, de développer des stratégies, de contractualiser des choix et des orientations pour les années à venir.

Je suis plus que déterminé à aider et faire avancer le dossier sur cette question. Durant la campagne comme tous les autres candidats, j'ai beaucoup écouté, j'ai été heurté par certaines situations. Je suis prêt à ouvrir mon "carnet d'adresse", mon réseau, pour que demain des résultats significatifs apparaissent.

Bien cordialement à vous

Farid SAIDANI

Remerciements


Je tiens à remercier l'ensemble des électrices et électeurs du canton de Villiers-le-bel pour la confiance qu'ils m'ont accordée pour cette élection du 9 mars 2008. Le score est en progression significatif par rapport à l'élection législative de juin 2007 (+ 82 voix) à Villiers-le-bel et (+ 173 voix) sur le canton. Cela montre que l'électorat reste fidèle et que nous avons gagné des électeurs. Cela prouve également que nous représentons une espérance et une attente dans une élection marquée par un taux d'abstention fort (51%).

Notre score de 4,20 % sur le canton sera capital pour le 2e tour pour la victoire de la gauche.

Nous sommes très satisfaits de ce résultat, je sais que je pourrai encore compter sur vous, comme vous pourrez compter sur moi pour les prochaines échéances.

Farid SAIDANI
suppléante : Murielle MEUNIER