jeudi 8 octobre 2009

Le Grand Pari en Afrique : L énergie, cette photo illustre bien les inégalités


Dans cette partie du monde, lorsque les pouvoirs publics parlent de développement des infrastructures, ils pensent généralement à construire une route quelque part. L’électricité est considérée comme un luxe". Si tous les décideurs semblent convenir que l’énergie est indispensable à une économie viable, ils ne semblent toutefois pas disposés à assortir leur discours d’un engagement financier conséquent. "Les choses changent pour le mieux, mais à un rythme terriblement lent."

jeudi 24 septembre 2009

L'ampleur de la dissonance électorale


Les électeurs se reconnaissent-ils dans les notions de gauche et de droite ? Font-ils confiance à la gauche ou à la droite pour gouverner le pays ?
Cette dissonance électorale touche toutes les familles politiques, mais plus particulièrement la gauche : 30% des électeurs proche d’un parti d’extrême gauche se sont dirigés vers un candidat de droite (11% chez Sarkozy, 11% vers Bayrou, 7% chez Le Pen, 1% vers Philippe de Villiers), 21% des électeurs proche d’un parti de la gauche classique ont fait de même (13% vers Bayrou, 4% chez Sarkozy, 3% vers Le Pen, 1% chez De Villiers). Les transfuges de la droite vers la gauche ont été beaucoup plus nombreux : seuls 2% des électeurs proches du Front National ont choisi un candidat de gauche, 4% de sympathisants d’un parti de droite classique faisant de même.

La dissonance électorale joue avant tout au profit des candidats de la droite. On aurait pu imaginer qu’avec l’approche du premier tour, la montée de l’intérêt politique et la cristallisation des choix politiques, elle ait tendance à diminuer. C’est le contraire qui s’est produit.

On retrouve ce phénomène atténué au second tour : 25% des électeurs proches d’un parti d’extrême gauche ont choisi Nicolas Sarkozy, 9% des électeurs proches d’un parti de la gauche classique ont fait de même. 13% seulement des électeurs proches du FN ont choisi Ségolène Royale, 10% des électeurs proches d’une formation de la droite classique suivant la même voie.

Pour que la gauche gagne les prochains scrutins, il faudra clarifier le projet, sortir des clivages et prospecter des alliances, surmonter la montée de la défiance. Il ne suffira pas d’aller voir les militants dans des salles (avec une cérémonie bien organisée) mais se fondre dans la rue au quotidien des Français. C’est là qu’est l’électorat de gauche qui attend les élus, mais çà c’est plus dur…. Trop de misère à entendre.

mardi 12 mai 2009

Le Grand Pari du Logement, et de la Solidarité : Paris Métropole


Le Grand Pari du Logement, et de la Solidarité :

Dans le territoire de la banlieue, les plus grandes inégalités règnent. Des morceaux entiers du territoire ne sont plus habités que par ceux qui, en queue de chaine résidentielle, n'ont plus le choix et sont quasiment relégués, assignés à résidence,ghettos de riches et ghetto de pauvres coexistent dans l'espace métropolitain. Une ambition raisonnable, mais immense en tant que chantier, consiste à multiplier les efforts urbains pour rendre attractifs ces quartiers à l'abandon, et ainsi espérer que le nouveau cadre de vie rénové, remodelé, soit de nouveau le choix des classes moyennes. Cela veut dire la multiplication des transformations sérieuses lourdes, urbaines de ces quartiers, car la simple réhabilitation ne résout rien. Si, à termes, ces travaux peuvent modifier la composition sociale de ces quartiers et faire espérer une réelle mixité sociale, cela ne suffira pas.

En 2000 déjà, ce projet était à l'étude. J'ai participé à de multiples réflexions avec des personnalités attachés aux problématiques de la Banlieue et Paris Métropole afin d'envisager un avenir plus radieux. Mais "il faut laisser le temps au temps".


Le Val d'Oise est le département "grand oublié" de ce projet du Grand Paris alors que les populations qui y vivent ont besoin d'un désenclavement des plus drastique. Il est encore temps de réduire cette inégalité de fonction pour que ce projet n'oublie personne.

mercredi 3 décembre 2008

APRES LE VOTE DES SOCIALISTES.

Le temps du congrès est terminé, place maintenant aux orientations avec une Direction du Parti Socialiste qui a du mal se mettre en place tant la crise du leadership est forte. Je dirais que de ma place, je peux le comprendre, mais pour des millions de Français le spectacle a été affligeant. il faudra du temps pour retrouver la confiance de l'opinion.

Dans une société, où la guerre de tous est devenue la règle, où chacun n'est plus qu'un corps ou un produit plus ou plus performant, il y a à produire un immense projet qui réponde à l'idéal socialiste pour restaurer de la civilité, du lien, du lieu de parole, de partage (rééquilibrage du capital/travail). Dans une situation où des millions de Français souffrent des conséquences de la politique de la droite, il est temps de créer un parti socialiste fort et homogène, un parti qui ne nie pas l'autre, un parti représentatif de sa population, parti de masse qui tend la main. Le modèle du socialisme réel a proposé le pouvoir de la bureaucratie comme alternative et le système risque d'imploser. La rénovation de la sociale démocratie est plus que nécessaire. Il faudra que la parti socialiste tranche sur les questions essentielles lors de conventions thématiques et que des lignes politiques partagées soient portées par tous les socialistes.

La crise mondiale se dessine devant nos yeux, consciemment ou inconsciemment les libéraux du marché mondial adorent cette situation ou l'existence d'une masse d'exclus travaille la tête des inclus pour les soumettre à l'idéologie de la performance. On est assez loin de la thèse traditionnelle du volant de chômage comme armée industrielle de réserve. Ce chômage n'a pas pour fonction de garder une armée en attente pour peser sur les salaires des actifs. Le chômage moderne a pour fonction idéologique de soumettre le mental des actifs, de créer l'insécurité chez tous les parents, de fragiliser le corps social et faire de chacun un ennemi pour l'autre.

La question centrale qui se pose à nous est d'ordre philosophique :

Que faisons-nous des libertés que le développement des forces productrices autorise sans le moindre doute ?

La droite nous soumet à l'état de nature, tout cela disent-ils n'est rien d'autre que l'ordre auquel il faut se soumettre. La question centrale n'est plus économique, le Monde produit plus qu'il n'en faut pour tous les habitants de la planète. La question de la redistribution est cruciale.

Il y aura des rendez-vous, nous devons faire front tous ensemble devant les Français et face à la droite.

Farid SAIDANI

samedi 15 novembre 2008

L 'ENGAGEMENT POLITIQUE DES PERSONNES ISSUES DE L’IMMIGRATION


La nomination en janvier 2004 du Préfet originaire du Maghreb, Mr A. Dermouche, a suscité une vive polémique. Nombreux sont ceux qui soupçonnaient le gouvernement Raffarin de promouvoir non pas des compétences politiques mais une identité ethnique. Ce débat, dont Aissa Dermouche n’est qu’un cas symptomatique, illustre la tension issue de deux injonctions simultanés et parfois contradictoires de la société française : la nécessaire représentation des personnes issues de l’immigration dans le champs politique, et l’expression du « mérite » dans les sociétés démocratiques modernes qui se proposent de juger les individus non pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils font.

Accusé à certains égards de mettre à mal les principes républicains et de stigmatiser par la même occasion une population en la désignant uniquement par ses origines, la discrimination positive est au cœur de cette tension. Ainsi, il est d’usage en France de dénoncer la pratique des quotas, en montrant du doigt les prétendues déficiences du modèle Anglo-saxon qui apparaît alors comme un véritable « repoussoir ». Aujourd’hui aux Etats-Unis, Barack Obama a une grande chance de devenir Président de la première puissance mondiale. En France, il n’en demeure pas moins que l’absence de représentativité politique des personnes issues de l’immigration est une lacune importante du modèle républicain, alors même que la participation citoyenne et politique est au centre de la lutte symbolique contre le communautarisme. La première difficulté est donc celle de l’accession de cette population à des postes à véritables responsabilités politiques.

Ce sentiment de décalage par rapport aux organisations politiques relève moins d’une incapacité des acteurs à comprendre et analyser les mécanismes à l’œuvre dans cet univers, que d’une difficulté à adopter les conduites appropriées. Ainsi aux « grands discours » et aux successions, l’on préfère « le face à face » et le « parler franc ».

Pour gérer ce malaise propre aux déclassés vers le haut, certains d’entre eux auront alors tendance à se rapprocher des quelques personnes qui leur ressemblent, afin de réduire le sentiment de distance et d’isolement qui est le leur. D’autres vont choisir de « faire de la politique autrement ». Evitant les couloirs du monde politique ils cherchent alors à concilier leur engagement avec leur origine sociale et ethnique. Cette orientation s’exprime bien souvent par la volonté affichée d’être « sur le terrain » loin des « débats de politiciens ».

L’exemplarité aux yeux du monde politique : Qu’elle soit imposée par le regard d’autrui ou revendiquée par les acteurs eux-mêmes, la différence ethnique est avant tout une caractéristique collective. Ainsi lutter contre l’image avilissante que l’on prête parfois à la population issue de l’immigration ne doit pas être interprété uniquement comme l’expression d’un « reflexe communautaire ». Cette démarche sert avant tout les intérêts des acteurs puisque exister par sa différence nécessite que celle-ci soit perçue comme positive. Dès lors, grâce à leur statut de « politiciens respectables » les acteurs ont le sentiment d’incarner une figure « positive » des personnes issues de l’immigration. Ils se présentent alors comme un « modèle d’intégration », le parfait contre le point de « l’immigré délinquant ». D’une certaine manière, la réussite des personnes issues de l’immigration se veut un exemple ou un « contre exemple » mettant à mal les représentations collectives.

Ainsi, d’un point de vue macro-social, il s’agit de résoudre le dilemme suivant : comment favoriser l’entrée des populations issues de l’immigration dans le monde politique sans pour autant déroger à la règle du mérite et à la défense de l’intérêt général. Dès lors, pour justifier la relative fermeture de la sphère politique, on évoque bien souvent l'incapacité des personnes issues de l’immigration à sortir de leurs problématiques identitaires et par voie de conséquence leur inaptitude à se porter garantes de l’intérêt général. D’une certaine manière, c’est à un déni de légitimité auxquelles se heurtent les populations immigrées.

On peut alors se demander de quelle manière les personnes issues de l’immigration engagées en politique perçoivent et interprètent cette situation. La signification qu’elles donnent à leur engagement est-elle nécessairement contradictoire avec les principes du modèle républicain ? Ces acteurs ethniques n’ont-ils pas eux aussi à gérer des tiraillements forts, partagés entre le désir de faire valoir leur spécificités dans le champs politique et celui d’être considérés comme des individus « identiques aux autres » ne devant leur place qu’à leur mérite ?

Farid SAIDANI et Béatrice HAGUNMULER
11 août 2008

Le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires


Le Conseil Economique et Social par la voix de son rapporteur M. Fodé SYLLA a voté (unanimité moins une abstention) le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires.

Je suis fier d'avoir contribué à l'élaboration de ce rapport car les propositions sont pleines de bon sens pour sortir les jeunes de la problématique du chômage. Nous avons rencontré beaucoup d'acteurs de terrain impliqués dans la vie des quartiers populaires. Les propositions viennent du terrain, le Gouvernement et ses Ministres devront maintenant s'y pencher....


Farid SAIDANI


http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm

Rencontre avec les Membres du Conseil Economique et Social

La rencontre avec les membres du Conseil Economique et Social sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires aura lieu le mardi 6 mai 2008 et sera organisée par la Ville de Villiers-le-bel.