samedi 15 novembre 2008

L 'ENGAGEMENT POLITIQUE DES PERSONNES ISSUES DE L’IMMIGRATION

La nomination en janvier 2004 du Préfet originaire du Maghreb, Mr A. Dermouche, a suscité une vive polémique. Nombreux sont ceux qui soupçonnaient le gouvernement Raffarin de promouvoir non pas des compétences politiques mais une identité ethnique. Ce débat, dont Aissa Dermouche n’est qu’un cas symptomatique, illustre la tension issue de deux injonctions simultanés et parfois contradictoires de la société française : la nécessaire représentation des personnes issues de l’immigration dans le champs politique, et l’expression du « mérite » dans les sociétés démocratiques modernes qui se proposent de juger les individus non pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils font.

Accusé à certains égards de mettre à mal les principes républicains et de stigmatiser par la même occasion une population en la désignant uniquement par ses origines, la discrimination positive est au cœur de cette tension. Ainsi, il est d’usage en France de dénoncer la pratique des quotas, en montrant du doigt les prétendues déficiences du modèle Anglo-saxon qui apparaît alors comme un véritable « repoussoir ». Aujourd’hui aux Etats-Unis, Barack Obama a une grande chance de devenir Président de la première puissance mondiale. En France, il n’en demeure pas moins que l’absence de représentativité politique des personnes issues de l’immigration est une lacune importante du modèle républicain, alors même que la participation citoyenne et politique est au centre de la lutte symbolique contre le communautarisme. La première difficulté est donc celle de l’accession de cette population à des postes à véritables responsabilités politiques.

Ce sentiment de décalage par rapport aux organisations politiques relève moins d’une incapacité des acteurs à comprendre et analyser les mécanismes à l’œuvre dans cet univers, que d’une difficulté à adopter les conduites appropriées. Ainsi aux « grands discours » et aux successions, l’on préfère « le face à face » et le « parler franc ».

Pour gérer ce malaise propre aux déclassés vers le haut, certains d’entre eux auront alors tendance à se rapprocher des quelques personnes qui leur ressemblent, afin de réduire le sentiment de distance et d’isolement qui est le leur. D’autres vont choisir de « faire de la politique autrement ». Evitant les couloirs du monde politique ils cherchent alors à concilier leur engagement avec leur origine sociale et ethnique. Cette orientation s’exprime bien souvent par la volonté affichée d’être « sur le terrain » loin des « débats de politiciens ».

L’exemplarité aux yeux du monde politique : Qu’elle soit imposée par le regard d’autrui ou revendiquée par les acteurs eux-mêmes, la différence ethnique est avant tout une caractéristique collective. Ainsi lutter contre l’image avilissante que l’on prête parfois à la population issue de l’immigration ne doit pas être interprété uniquement comme l’expression d’un « réflexe communautaire ». Cette démarche sert avant tout les intérêts des acteurs puisque exister par sa différence nécessite que celle-ci soit perçue comme positive. Dès lors, grâce à leur statut de « politiciens respectables » les acteurs ont le sentiment d’incarner une figure « positive » des personnes issues de l’immigration. Ils se présentent alors comme un « modèle d’intégration », le parfait contre le point de « l’immigré délinquant ». D’une certaine manière, la réussite des personnes issues de l’immigration se veut un exemple ou un « contre exemple » mettant à mal les représentations collectives.

Ainsi, d’un point de vue macro-social, il s’agit de résoudre le dilemme suivant : comment favoriser l’entrée des populations issues de l’immigration dans le monde politique sans pour autant déroger à la règle du mérite et à la défense de l’intérêt général. Dès lors, pour justifier la relative fermeture de la sphère politique, on évoque bien souvent l'incapacité des personnes issues de l’immigration à sortir de leurs problématiques identitaires et par voie de conséquence leur inaptitude à se porter garantes de l’intérêt général. D’une certaine manière, c’est à un déni de légitimité auxquelles se heurtent les populations immigrées.

On peut alors se demander de quelle manière les personnes issues de l’immigration engagées en politique perçoivent et interprètent cette situation. La signification qu’elles donnent à leur engagement est-elle nécessairement contradictoire avec les principes du modèle républicain ? Ces acteurs ethniques n’ont-ils pas eux aussi à gérer des tiraillements forts, partagés entre le désir de faire valoir leur spécificités dans le champs politique et celui d’être considérés comme des individus « identiques aux autres » ne devant leur place qu’à leur mérite ?

Farid SAIDANI et Béatrice HAGUNMULER
11 août 2008

Le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires


Le Conseil Économique et Social par la voix de son rapporteur M. Fodé Sylla a voté (unanimité moins une abstention) le rapport sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires.

Je suis fier d'avoir contribué à l'élaboration de ce rapport car les propositions sont pleines de bon sens pour sortir les jeunes de la problématique du chômage. Nous avons rencontré beaucoup d'acteurs de terrain impliqués dans la vie des quartiers populaires. Les propositions viennent du terrain, le Gouvernement et ses Ministres devront maintenant s'y pencher....

http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm

Rencontre avec les membres du Conseil Economique et Social

La rencontre avec les membres du Conseil Economique et Social sur l'emploi des jeunes des quartiers populaires aura lieu le mardi 6 mai 2008 et sera organisée par la Ville de Villiers-le-bel.

L'emploi des jeunes : "il faut s'y mettre"

Je tiens à vous informer que je suis en contact avec le Conseil Economique et Social National pour travailler sur l'emploi des jeunes dans les Quartiers. En effet, Fodé Sylla (Membre du Conseil Economique et Social) vient d'obtenir une saisine de ce dernier pour travailler sur un rapport concernant la question de l'emploi des jeunes. Je serai associé à ce travail.

Les membres de la Commission composée de syndicalistes, de membres du patronat, de grandes entreprises, de partis politiques, d'experts, de responsables associatifs..... pourraient venir à Villiers-le-Bel dans les trois mois (cela reste à confirmer) pour une journée de travail avec les élus et les techniciens chargés du dossier de l'emploi. Cette journée permettra d'analyser les freins, de développer des stratégies, de contractualiser des choix et des orientations pour les années à venir.

Je suis plus que déterminé à aider et faire avancer le dossier sur cette question. Durant la campagne comme tous les autres candidats, j'ai beaucoup écouté, j'ai été heurté par certaines situations. Je suis prêt à ouvrir mon "carnet d'adresse", mon réseau, pour que demain des résultats significatifs apparaissent.


Remerciements


Je tiens à remercier l'ensemble des électrices et électeurs du canton de Villiers-le-bel pour la confiance qu'ils m'ont accordée pour cette élection du 9 mars 2008. Le score est en progression significatif par rapport à l'élection législative de juin 2007 (+ 82 voix) à Villiers-le-bel et (+ 173 voix) sur le canton. Cela montre que l'électorat reste fidèle et que nous avons gagné des électeurs. Cela prouve également que nous représentons une espérance et une attente dans une élection marquée par un taux d'abstention fort (51%).

Notre score de 4,20 % sur le canton sera capital pour le 2e tour pour la victoire de la gauche.

Nous sommes très satisfaits de ce résultat, je sais que je pourrai encore compter sur vous, comme vous pourrez compter sur moi pour les prochaines échéances.

Farid SAIDANI
suppléante : Murielle MEUNIER
Résultats 2er tour : Election cantonale Villiers-le-bel-Arnouville Val d'Oise (95)

Inscrits : 20.086
Votants : 8.491
Exprimés : 3.449
Taux de participation : 42,27 %

CANDIDATS Nombre de voix %

RESULTAT VILLIERS-LE-BEL

1 Didier VAILLANT PS 3.190
voix 65,37%
2 Sylvie NOACHOVITCH UMP MODEM 1.690
voix 34,63 %

RESULTAT ARNOUVILLE LES GONESSE

1 Sylvie NOACHOVITCH UMP MODEM 2.127 voix 61, 67 %
2 Didier VAILLANT PS 1.322
voix 38,33 %


TOTAL

1 Didier VAILLANT PS 4.512 voix 54,17 %
2 Sylvie NOACHOVITCH UMP MODEM 3.817 voix 45,83 %

Didier VAILLANT est élu Conseiller Général

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 12 MARS 2008

Le 16 mars 2008, vous n’allez pas voter pour la personnalité d’un candidat, vous allez voter pour des valeurs. Homme de convictions et de gauche depuis toujours, j’appelle tous mes soutiens à voter pour le candidat qui porte les valeurs de gauche sur le canton : Didier VAILLANT.

Je sais qu’il y a de nombreuses attentes, des interrogations. Des actions restent à réaliser pour améliorer notre quotidien sur le canton de Villiers-le-bel-Arnouville.

Vous pourrez toujours compter sur moi pour être utile et faire entendre vos voix.

Farid SAIDANI

Résultats 1er tour : Election Cantonale Villiers le bel-Arnouville

Résultats 1er tour : Election cantonale Villiers-le-bel Val d'Oise (95)

Inscrits : 12.374
Votants : 5.681
Exprimés : 5.570

CANDIDATS : nombre de voix %

1 Didier VAILLANT PS : 2.837 voix 50,93%
2 Sylvie NOACHOVITCH UMP MODEM : 1.871 voix 33,59 %
3 Lydie BRACONNIER FN : 324 voix 5,82%
4 Farid SAIDANI Divers Gauche 290 voix 5,21%
5 Nicole GAUTHIER PC 248 4,45%



Résultats 1er tour : Election cantonale Villiers-le-bel et Arnouville - Val d'Oise (95)

Inscrits : 20.086
Votants : 9.861
Exprimés : 9.678

CANDIDATS : nombre de voix %

1 Sylvie NOACHOVITCH UMP MODEM: 4.097 voix 42,33%
2 Didier VAILLANT PS : 3.988 voix 41,21%
3 Lydie BRACONNIER FN : 628 voix 6,49%
4 Nicole GAUTHIER PC : 559 voix 5,78%
5 Farid SAIDANI Divers Gauche : 406 voix 4,20%

Farid SAIDANI : "UNE CHANCE POUR TOUS"

CANDIDATURE ELECTION CANTONALE : Farid SAIDANI - Murielle MEUNIER

PROGRAMME : "PARLER VRAI, AGIR JUSTE".

Le grand pari de l'égalité de la citoyenneté, de la laïcité

Dans notre pays la citoyenneté va fort mal, fort mal mais les politiques ont l'oeil rivé sur le pourcentage respectif de votants et donc à chaque élection on n'en parle à peine .


Or deux sortes de citoyens ne votent plus ou votent blanc, les exclus largués et les inclus écoeurés. On peut trouver dans certains endroits de banlieue particulièrement « difficiles » comme dit la technostructure, des pourcentages de votant de l’ordre de 23 à 25 %.


Et chacun connaît des abstentionnistes parfaitement au courant de la dispute politique et ne trouvant aucune offre pertinente pour eux sur la palette du choix… Si on prend n’importe quel résultat en pourcentage de n’importe quelle liste à cette élection on peut diviser par deux le nombre de citoyens ayant pris la peine de se déplacer. Beaucoup de jeunes ne sont pas inscrits sur les listes électorales même si dernièrement un certain nombre s’est inscrit et c’est très bien.


Le vote d’extrême droite est un honteux vote de rage.

Le vote d’extrême gauche est un vote de colère sans but. Enfin, il y a les étrangers hors C.E.E qui ne votent toujours pas aux élections municipales, ce qui a permis au racisme de se développer principalement contre les citoyens Français issus de l'immigration et de notre histoire coloniale (bien fermée dans ces placards). Enfin, les urbains moins que les ruraux. Bref, quand tu marches dans la rue tu croises un citoyen actif sur quatre.


Le réveil de la citoyenneté, la restauration du civisme est donc la question qui lorsqu’on la regarde en face fait frissonner sur la stabilité de notre démocratie. Le lien politique, le pacte républicain est en miettes.


Quelques principes doivent êtres posés pour restaurer la citoyenneté. Les étrangers de quelques pays qu’ils soient, s’ils sont nés en France depuis cinq ans doivent pouvoir voter aux élections municipales (sous réserve d’une modification de la constitution assez légère). L’élection doit être l’occasion d’un énorme travail de proximité des candidats avec la création partout de comités de quartiers, pour la fabrication de leur village dans la ville. Mais cela ne suffit pas. Chacun doit se sentir de la République.


Chaque exclu dit au citoyen inclus : Comment un pays aussi riche laisse-t-il des gens dehors ? La politique ne sert donc à rien. Chaque déchirure dit de façon nette. C’est ça que la République fabrique ? À quoi sert de voter ?... Il n’y a pas de démocratie du laid ! dit Jean Paul Dollé. « Plus c’est moche moins on vote, c’est prouvé ».


Il y a donc des conditions immatérielles pour restaurer le civisme, mais il y a aussi le visible et le sensible ; de l’invisible et du visible donc. Il faut restaurer visiblement la République et c'est le sens des projets urbains. L'Egalité pour tous est donc unes des conditions de refondation du pacte républicain.


Remise du diplôme : Politiques et Dispositifs de Sécurité et Prévention Territoriale.

Franchise médicale du gouvernement de droite : encore une inégalité.



Lors de la dernière élection législative, comme beaucoup de concitoyens, je me suis élevé contre la mesure de franchise médicale qui crée une vraie rupture dans l'égalité des soins pour tous. Les familles déjà fragilisées par la hausse des prix (la vie chère) se verront dans l'obligation de payer encore plus pour se soigner. Par contre pour les familles les plus aisées, payer quelques euros de plus n'aura aucune incidence sur leur mode de vie. Voilà la politique de la droite... Elle veut nous "faire gober" que c'est pour réduire le déficit de la sécurité sociale.


Avec des prétextes trompeurs pour financer les plans «cancer» et «Alzheimer» ainsi que les soins palliatifs, les mesures du gouvernement vont :

- Faire payer encore une fois de plus les malades.
- Certains médicaments qui ne sont plus remboursés.
- Acculer les gens à renoncer à certains soins, ce qui est dangereux pour la santé publique.
- Remettre en cause les principes fondateurs de la sécurité sociale, basés sur la solidarité.


Portrait de Farid SAIDANI par Massiré COREA : Journaliste RFO

Au bar de la Gare à Villiers-le-bel, il se distingue par sa chemise en satin gris. C'est le seul faste que Farid SAIDANI semble s'accorder. Farid SAIDANI 43 ans se présente en candidat indépendant de la société civile dans la 8e circonscription du Val d'Oise aux prochaines législatives. L'ancien militant socialiste défie les candidats encartés. "Je veux bousculer les politiques et renverser la tendance". Il faut que les quartiers de banlieue aient les mêmes moyens qu'à Paris. "Le manque en banlieue, au niveau santé, éducation et social, c'est une situation que je vis au quotidien."

Farid a grandi et vit toujours aux Carreaux, à Villiers-le-bel. Les appartements de ses parents, sa soeur et ses deux frères sont situés dans le même quartier. Arrivés de Kabylie, en 1956, son père Ahmed et sa mère Ferroudja, n'ont jamais quitté cette cité dortoir. Pur produit caricatural et architectural de construction massive. Aujourd'hui retraité, Ahmed a travaillé pendant quarante ans pour la même société d'électricité. Mais le patriarche des SAIDANI n'a jamais demandé la nationalité Française. "Mes parents ont toujours une carte de séjour". En 2001, j'ai constaté que le PS n'a pas tenu ses promesses sur le droit de vote des étrangers et que le parti avait des positions de plus en plus libérales. J'ai donc claqué la porte. Je ne peux pas rester dans un parti qui refuse à mes parents ce droit. "C'est une négation de mon identité" s'exclame Farid.

Chaque vendredi, avec sa suppléante, il installe une table au milieu des marchés de Sarcelles et de Villiers le bel. Il interpelle et discute avec les habitants de son programme. "Il a toujours été à l'écoute, depuis son plus jeune âge", avance Nadia sa soeur.

Après les émeutes des banlieues de 2005, Farid Saidani entame un cursus à l'INHES, Institut National des Hautes Etudes en Sécurité. "Je veux avoir un pied dedans et un pied dehors". "Car il ne suffit pas d'habiter en banlieue pour connaître et analyser les phénomènes avec lucidité. Et plutôt que d'être en situation de victimisation, je veux apporter des solutions".

Flanqué de son ami Dida, il entretient le feu de ses convictions et son souffle. Deux fois par semaine il emboîte la foulée de l'ancien Champion du Monde de Boxe Thaï, dans les rues de sa commune.

Le 22 avril, c'est avec le sportif de renom qu'il a fait le tour des bureaux de vote pour se présenter aux électeurs. Les deux hommes ont partagé les terrains de jeu, dès l'adolescence. "En deux mots, il est entier et fidèle," résume Dida.

Mais Farid SAIDANI est de plus en plus pressé. Les footings sont désormais rares, les lectures se font de plus en plus brèves pour ce féru de Platon et Socrates. Les législatives approchent, les réunions s'enchaînent. Les rencontres s'imposent avec ses mentors et amis de longues dates. Farid ne compte plus toutes les actions associatives et politiques menées auprès de Sos racisme dont il est maintenant le parrain. Aujourd'hui, il est candidat pour porter les valeurs de l'égalité pour tous. Farid SAIDANI affiche son sourire et ses dents du bonheur. Il parait qu'elles annoncent la voie du succès.

Avril 2007

Massiré COREA - Journaliste R.F.O.



POUR UNE CANDIDATURE LOIN DES CLIVAGES.

POUR UNE CANDIDATURE LOIN DES CLIVAGES.
(ELECTIONS LÉGISLATIVES)

Cette aspiration à étendre et faire vivre la démocratie continue, de par la France à mobiliser les femmes et les hommes, elle porte parfois à exposer leur vie.

Le but de la candidature de Farid SAIDANI est de rapprocher la décision du citoyen, de lui assurer une plus grande capacité d'intervention, de lui rendre du pouvoir : il s'agit donc de lutter contre cette technocratie froide et méprisante qui au prétexte de la complexité des contraintes et du réalisme, tente de confisquer le pouvoir et de faire passer n'importe quelle injustice pour acceptable. L'actualité témoigne de cette exigence de démocratie active, d'implications individuelles, de cette volonté d'initiative.

La vie politique actuelle n'est plus inspirée par la passion civique. Nous ne pouvons accepter sa réduction à une guerre des chefs interminables, au sein d'appareils coupés de la société, vide de projets et d'idées pour rénover en profondeur notre société livrée aux replis de toutes sortes.

La concentration géographique des populations dans de vastes espaces de vie collective a conduit, de fait à la prise en charge collective ou sociale de nombreuses activités et fonctions : éducation, formation, culture, logement, transports, distribution d'eau, d'électricité.

La ville berceau de la démocratie, peut être le cadre d'un enrichissement des rapports humains, mettant à la portée du plus grand nombre les effets des progrès scientifiques. Mais une civilisation urbaine mal maîtrisée conduit aussi aux ghettos. Pour nous, la ville doit être un nouvel espace d'épanouissement des hommes et des femmes.

NOUS PRENONS LA PAROLE.

À ceux qui nous disent qu’ils vont nous redonner la parole nous disons : merci pour tout, on s’en charge nous-même.

Ce à quoi nous tenons vraiment : personne ne le fera à notre place !!


Ceux qui vivent et agissent dans les villes et les banlieues, les acteurs de terrain d’aujourd’hui doivent être les acteurs politiques de demain.

Nous croyons à l’action collective, nous pensons qu’il est des valeurs comme la solidarité, la fraternité, l’égalité, l’engagement civique, sans lesquelles la vie en société, la vie en République est tout simplement impossible.

Nous pensons que l’argent ne peut pas être l’alpha et l’oméga de toute chose dans une société. Nous nous résignons pas à ce que la vie politique ne soit plus inspirée par la passion civique. La politique doit être dévouée au service de l’intérêt général, dans l’égalité. Elle doit redevenir affaire de convictions, d’engagement volontaire et de mise en conformité des discours et des actes.

C’est à cette seule condition qu’elle est instrument de progrès pour tous et de transformation sociale. L’Etat doit être le garant des droits les plus démunis et non des privilèges de quelques-uns.

La société est en crise. Incertitude et désarroi percent devant le constat des inégalités qui augmentent, engendrant l’absence d’espoir, et le repli sur soi des citoyens.

C’est sur le discrédit de l’action collective que progresse aujourd’hui la droite de Sarkozy et l’extrême droite de Le Pen et son discours de haine.

Seul un combat implacable contre les discriminations, les injustices, et pour l’égalité civique peut être un rempart efficace. L’inégalité persiste et parfois se renforce partout en France entre les individus, sur le terrain économique des salaires, du chômage, du logement, sur le terrain de la culture et de la formation, sur celui du pouvoir et de sa répartition :

- Entre hommes et femmes dans la rémunération du travail
- Entre les Français et les étrangers qui n’ont toujours pas le droit de vote.
- Entre les îlots de prospérité et le développement et les zones déshéritées et enclavées, entre les pays développés et les autres, qui crèvent de misère, de maladie et de fin.

L’enjeu, ce sont les banlieues, c’est là que se forge la société de demain. Là, le développement de poche de non citoyenneté menace notre avenir commun. La société Française a une dette à l’égard de ses banlieues. L’égalité urbaine est une exigence. Cela passe par une réelle politique d’action positive en faveur des quartiers populaires en matière de service, d’habitat, d’éducation…

Cela suppose un engagement total des élus et de l’Etat ainsi qu’un effort budgétaire massif et prolongé.

La lutte pour l’égalité est l’essence même de la candidature de Farid SAIDANI et de sa suppléante Annoncia VINGADASSAMY.

CONSTRUIRE UNE DEMOCRATIE RESPONSABLE VIS A VIS DES GENERATIONS FUTURES

Pour la planète, la gestion équilibrée des ressources de la nature s’impose sous peine de mort de l’humanité. La croissance économique ne peut se faire au dépend de l’environnement c’est aussi un enjeu immédiat pour nos villes et nos campagnes où doivent cesser le tout automobile, le tout camion, le tout autoroute, le tout nucléaire. Il n’est pas de développement au nord et au sud, quécologiquement viable, remettant en cause le productivisme effréné.

REFORMER LES INSTITUTIONS DE LA VE REPUBLIQUE

Il faut en finir avec cette constitution césarienne qui organise la négation du politique, le contournement de l’expression démocratique, la concentration déséquilibrée des pouvoirs dans les mains d’une seule personne, la persistance d’un Sénat affadi qui ne représente pas réellement les régions, et finalement la prédominance de la technocratie sur toutes les aspirations de la société.

Le parlement n’a pas assez de pouvoir ; le Président de la République en a trop. On pourrait imaginer une réforme du mode de scrutin législatif qui permettrait tout à la fois de dégager une majorité politique stable et cohérence, tout en laissant une possibilité d’expression à des formations qui représentent des centaines de milliers d’électeurs. On pourrait imaginer ne plus laisser au Président de la République le droit de dissoudre l’Assemblée Nationale.


LA FORMATION C'EST L'AFFAIRE D'UNE VIE

Chacun a le droit à un minimum de 15 ans de formation au cours de sa vie। Il faut relancer la formation professionnelle
des jeunes. Il est insupportable de voir des jeunes de moins de 25 ans aller de stages en stages pour finir au RMI. Cette année plus de 2 milliards ont été consacrés à la formation professionnelle. Notre argent est, à l’évidence, mal employé ! Une commission d’enquête mixte est nécessaire. Cette commission devra faire la lumière sur ce gaspillage et proposer des solutions immédiates.

Actuellement les jeunes concernés sont ballottés. Il faut arrêter cette incohérence. Il est temps d’instaurer une prise en charge globale du jeune sans emploi sur une durée si nécessaire de 2 à 3 ans au cours de laquelle serait organisé un véritable parcours cohérent de formation lourde avec alternance en entreprise et tutorat pédagogique et social. Cela ne reviendrait pas plus cher à l’Etat et assurerait une réelle seconde chance à ceux qui ont quitté l’école sans qualification.

Aidons nos médecins, aidons les patients.

Pour que l’égalité de l’accès aux soins soit vraiment une réalité.


Si la révolte des banlieues est un symptôme éclatant d’un pays qui ne va pas bien, bien d’autres formes de précarité existent, plus insidieuses et plus silencieuses. Précarité économique, bien sûr, mais précarité sociale, culturelle, affective, professionnelle. Le médecin, parce qu’il pénètre dans l’intimité de ses patients, de leur famille, de leur foyer, est sans doute le premier témoin de ces précarités « il est le seul à avoir des raccourcis pour voir et comprendre ces souffrances que l’on ne crie pas sur les toits ».


Mais le médecin est aussi beaucoup plus qu’un témoin : sa position particulière lui donne la possibilité certains diront le devoir de jouer un rôle de médiateur social.


Les médecins de quartier vivent des difficultés car ces quartiers sont peu attractifs pour les jeunes médecins. Notre secteur Villiers-le-bel, Garges, Sarcelles est l’un des secteurs les plus pauvres en offre médicale, il devient sinistré. Certains médecins reçoivent plus de 50 patients par jour et il n’est pas rare qu’ils ferment « la boutique » vers 22h. Les patients attendent parfois pendant plus de 1h30 avant d’êtres reçus….


Nos médecins méritent d’être aidé et soutenus dans cette mission. Je propose un regroupement des professionnels de la santé dans des "Maisons de santé". Ce partenariat dans un même lieu permettrait que chacun soit sensibilisé au problème de la précarité et aide à repérer tous les patients en difficulté partout où ils se présentent.


Aujourd’hui, nous avons de beaux ronds-points, demain donnons nous les moyens d’aider nos médecins et les patients.


La santé sera une de mes priorités.


Farid SAIDANI.