samedi 15 novembre 2008

Aidons nos médecins, Aidons les patients

Aidons nos médecins, Aidons les patients :


Pour que l’égalité de l’accès aux soins soit vraiment une réalité.


Si la révolte des banlieues est un symptôme éclatant d’un pays qui ne va pas bien, bien d’autres formes de précarité existent, plus insidieuses et plus silencieuses. Précarité économique, bien sûr, mais précarité sociale, culturelle, affective, professionnelle. Le médecin, parce qu’il pénètre dans l’intimité de ses patients, de leur famille, de leur foyer, est sans doute le premier témoin de ces précarités « il est le seul à avoir des raccourcis pour voir et comprendre ces souffrances que l’on ne crie pas sur les toits ».


Mais le médecin est aussi beaucoup plus qu’un témoin : sa position particulière lui donne la possibilité certains diront le devoir de jouer un rôle de médiateur social.


Les médecins de quartier vivent des difficultés car ces quartiers sont peu attractifs pour les jeunes médecins. Notre secteur Villiers-le-bel, Garges, Sarcelles est l’un des secteurs les plus pauvres en offre médicale, il devient sinistré. Certains médecins reçoivent plus de 60 patients par jour et il n’est pas rare qu’ils ferment « la boutique » vers 22h. Les patients attendent parfois pendant plus de 1h30 avant d’êtres reçus….


Nos médecins méritent d’être aidé et soutenus dans cette mission. Je propose un regroupement des professionnels de la santé dans des Maisons de santé (médecins, pédopsychiatres, Ethnopsychiatres, infirmières, psychologues). Ce partenariat dans un même lieu permettrait que chacun soit sensibilisé au problème de la précarité et aide à repérer tous les patients en difficulté partout où ils se présentent.


Aujourd’hui, nous avons de beaux ronds-points, demain donnons nous les moyens d’aider nos médecins et les patients.


La santé sera une de mes priorités.


Farid SAIDANI.

0 commentaires: