mercredi 3 décembre 2008

APRES LE VOTE DES SOCIALISTES.

Le temps du congrès est terminé, place maintenant aux orientations avec une Direction du Parti Socialiste qui a du mal se mettre en place tant la crise du leadership est forte. Je dirais que de ma place, je peux le comprendre, mais pour des millions de Français le spectacle a été affligeant. il faudra du temps pour retrouver la confiance de l'opinion.

Dans une société, où la guerre de tous est devenue la règle, où chacun n'est plus qu'un corps ou un produit plus ou plus performant, il y a à produire un immense projet qui réponde à l'idéal socialiste pour restaurer de la civilité, du lien, du lieu de parole, de partage (rééquilibrage du capital/travail). Dans une situation où des millions de Français souffrent des conséquences de la politique de la droite, il est temps de créer un parti socialiste fort et homogène, un parti qui ne nie pas l'autre, un parti représentatif de sa population, parti de masse qui tend la main. Le modèle du socialisme réel a proposé le pouvoir de la bureaucratie comme alternative et le système risque d'imploser. La rénovation de la sociale démocratie est plus que nécessaire. Il faudra que la parti socialiste tranche sur les questions essentielles lors de conventions thématiques et que des lignes politiques partagées soient portées par tous les socialistes.

La crise mondiale se dessine devant nos yeux, consciemment ou inconsciemment les libéraux du marché mondial adorent cette situation ou l'existence d'une masse d'exclus travaille la tête des inclus pour les soumettre à l'idéologie de la performance. On est assez loin de la thèse traditionnelle du volant de chômage comme armée industrielle de réserve. Ce chômage n'a pas pour fonction de garder une armée en attente pour peser sur les salaires des actifs. Le chômage moderne a pour fonction idéologique de soumettre le mental des actifs, de créer l'insécurité chez tous les parents, de fragiliser le corps social et faire de chacun un ennemi pour l'autre.

La question centrale qui se pose à nous est d'ordre philosophique :

Que faisons-nous des libertés que le développement des forces productrices autorise sans le moindre doute ?

La droite nous soumet à l'état de nature, tout cela disent-ils n'est rien d'autre que l'ordre auquel il faut se soumettre. La question centrale n'est plus économique, le Monde produit plus qu'il n'en faut pour tous les habitants de la planète. La question de la redistribution est cruciale.

Il y aura des rendez-vous, nous devons faire front tous ensemble devant les Français et face à la droite.

Farid SAIDANI

0 commentaires: