samedi 10 novembre 2012

LETTRE AUX MILITANTS SOCIALISTES DU VAL D’OISE, à Adélaïde PIAZZI, Rachid TEMAL, Alain ASSOULINE.

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Le 15 novembre, les militants socialistes sont appelés à voter pour élire le Premier secrétaire fédéral et les Secrétaires de section. C‘est un moment important pour la vie de la Fédération et notre militantisme. Mais à l’heure de l ‘élection de notre premier fédéral et des élections municipales de 2014 puis pour les départementales et régionales de 2015, je me pose des questions sur notre capacité de résonnance concernant nos adhérents et sympathisants.
Si les élections sont déclenchant de l’adhésion : 76% des répondants déclarent avoir choisi de rejoindre le Parti socialiste pour que la gauche les gagne. A contrario, ils ne sont plus que 1% à envisager de faire du porte-à-porte et 11% à distribuer des tracts. L’engagement militant a donc ses limites… Paradoxalement, près de 79% estiment qu’il y a trop d’ambitions personnelles au sein du Parti socialiste et seuls 50% jugent son programme crédible.
Dans le Val d’Oise depuis 2008, nous avons perdu plus de 1000 adhérents. Nous avons organisé des « primaires » très réussies qui ont fait se déplacer beaucoup de monde pour départager nos candidats. Mais quelle a été la valeur ajoutée en terme d’adhésion après ces primaires ? Quelle sera la stratégie de notre fédération pour emmener ces électeurs des primaires à adhérer ? à militer ?
Nos sections sont confrontées à ce dur dilemme : faire vivre ou faire survivre la section et développer des stratégies de reconquête des classes populaires qui ne soucient plus d’avoir comme activité de faire de la politique car ceci est devenu « un luxe ».
Je fais mon travail de militant dans les quartiers populaires pour faire adhérer des personnes mais la tâche et rude pour convaincre une personne de payer sa carte à 53 euros. De plus sur ces 53 euros, la fédération ne reverse rien à la section locale. C ‘est une aberration pour le développement de celle-ci
Notre Fédération devra prendre en compte ce phénomène dans son plan d’action fédéral au risque de voir sa base se couper du lien avec le parti socialiste. Notre parti ne doit pas être une machine à élections mais un parti de masse proche de ses concitoyens
Alors oui, il faut « ouvrir les portes et les fenêtres » mais pas entre nous ! Ouvrons notre fédération à de nouveaux adhérents, faisons entrer de nouveaux visages dans notre Fédération du 95.
« la meilleure façon de marcher et de mettre un pied devant l’autre »
Farid SAIDANI
Militant socialiste – Villiers-le-Bel